Le potager semble arrêté dans le temps tant la sécheresse s'est installé et tant j'essaie de ne pas me lancer dans les arrosages. J'ai acheté de la gaine goute-à-goute professionnelle mais il faut que je m'occupe de l'installation. Dans les vallées, les agriculteurs sont déjà en train d'arroser pour faire germer leurs semis de maïs. Je suis inquiet, j'ai peur de me retrouver dans un scénario à la 2003, avec un printemps sec et un été torride.
Je suis en train de préparer le terrain pour les cultures d'été. Mes plants maison sont nuls, la plupart avaient brulé sous la mini-serre lors d'un coup de chaleur début mars, les autres rament. Je ne suis pas au point pour la production des plants, ni au niveau du matériel, ni du terreau, ni de la disponibilité. Il me faudra acheter une partie des plants.
Avec ce temps, c'est le retour des punaises et puces du chou. Je fais quelques massacres de punaises, espérons que ça les arrête un peu.
Espérons que la pluie promise ce weekend par Météo France arrive pour de vrai.
Après le Languedoc, la Gascogne. Un nouveau potager dans le Sud-Ouest, à vue des Pyrénées, dans le Gers. Plus ou moins bio, un petit terrain d'expérimentation qui fournira des légumes tout au long de l'année (sans tomber dans l'autarcie!).
19 avr. 2011
1 avr. 2011
Ma toute petite fraise bio
1er avril : ça y est, des fraises du Lot-et-Garonne sont arrivées sur les petits marchés de l'Astarac. Probablement, cultivées hors sol, sur des goulottes en plastique à l'intérieur de serres, ces fraises bien de chez nous arrivent dans les Carroufs et autres GMS alimentaires dès le mois de mars. Presque en même temps que les méchantes fraises de Huelva (beurk!). Pas très écolo tout ça ...
Et pourtant, je m'y suis mis aussi à faire de la fraise sous tunnel. J'ai plantés une bonne centaine de pieds cet été, moitié Cirafine, moitié Charlotte. Deux variétés remontantes, du coup pas particulièrement précoces mais aux rendements correctes bien étalés sur la saison.
Je les ai planté en deux lignes sur une butte de 1,20 m environ et couvert avec un tunnel à melon. Pour l'instant il n'y a que quelques fleurs, espérons que les fruits suivront. Je devrais intervenir dans les 15 jours à venir pour faire un troisième désherbage (déjà fait un en décembre, un deuxième début mars) avant que les températures soient assez chaudes pour passer au paillage (le paillage en hiver nuit à la précocité). Mais c'est un travail assez fastidieux, on abime les plants ... Ensuite, je mettrai un paillage avec de la paille ou des tontes de pelouse sèche.
En tout cas, cette butte est, dès maintenant, une belle promesse de fruits dans ce jardin sans verger.
Et pourtant, je m'y suis mis aussi à faire de la fraise sous tunnel. J'ai plantés une bonne centaine de pieds cet été, moitié Cirafine, moitié Charlotte. Deux variétés remontantes, du coup pas particulièrement précoces mais aux rendements correctes bien étalés sur la saison.
Je les ai planté en deux lignes sur une butte de 1,20 m environ et couvert avec un tunnel à melon. Pour l'instant il n'y a que quelques fleurs, espérons que les fruits suivront. Je devrais intervenir dans les 15 jours à venir pour faire un troisième désherbage (déjà fait un en décembre, un deuxième début mars) avant que les températures soient assez chaudes pour passer au paillage (le paillage en hiver nuit à la précocité). Mais c'est un travail assez fastidieux, on abime les plants ... Ensuite, je mettrai un paillage avec de la paille ou des tontes de pelouse sèche.
En tout cas, cette butte est, dès maintenant, une belle promesse de fruits dans ce jardin sans verger.
30 mars 2011
Un autre México est possible!
Au-delà des mariachis et des narcocorridos, un autre México musical existe ....
29 mars 2011
Plantation des pommes de terre
Cette année j'ai réussi à planter les pommes de terre de bonne heure, vers le 12 mars.
Je me suis dit que les patates mettent bien un mois pour sortir (les germes étaient peu développés) et qu'à la mi-avril les risques de gel fort sont presque écartés. Au pire, un voile de forçage ou quelques cartons permettraient de protéger les jeunes pousses si le froid venait nous visiter à nouveau (neige par ici début mai en 2010!).
Sauf que avec le beau temps de la deuxième quinzaine de mars, tout s'est accéléré et les premières pousses sont déjà en train de pointer leur nez hors du sol ! Autre élément a pu influer positivement dans la précocité des patates : le sillon est orienté Est-Ouest et buté avec une forte inclinaison au Sud, les patates étant plantés au-dessous de toute humidité et recevant la chaleur du soleil (quand il y a en a, ce qui fut le cas de ce mois de mars).
Celles qui sont sorties sont des "Bleu d'Auvergne", des patates bio que j'avais acheté pour les semer au marché de Die en septembre dernier (j'y avais acheté aussi de l'ail Messidrome à planter). Elles se sont gardées magnifiquement, pas une ride. Mais elles avaient germé assez rapidement. Du coup, sur quelques mètres, la ligne de patates commence à être coronnée de vert.
Les autres deux variétés plantés sont Monalisa (2/3 de la ligne) et Vittelote (encore du bleu!). La première reste pour l'instant ma préférence culinaire, assez passe-partout à vrai dire, avec une texture que j'aime bien dans les plats bouillis (pot-au-feu, ragouts, etc) et même les salades. Coté jardin, elle ne m'avait pas causé de souci majeur à Montpellier, je la réessaie dans le Gers.
Par contre, la Vitelotte, avec une dizaine de tubercules, c'est juste un essai à visée esthétique. J'ai arrêté les Linzer Delikatess, car je ne suis pas consommateur de pommes de terre à chair ferme (plus petites, à consommer souvent en robe de champs, rissolées, etc) et ici personne ne m'en demande.
J'espère que j'aurais une meilleure production cette année, j'ai du mal à avoir des belles récoltes de patates ...
Je me suis dit que les patates mettent bien un mois pour sortir (les germes étaient peu développés) et qu'à la mi-avril les risques de gel fort sont presque écartés. Au pire, un voile de forçage ou quelques cartons permettraient de protéger les jeunes pousses si le froid venait nous visiter à nouveau (neige par ici début mai en 2010!).
Sauf que avec le beau temps de la deuxième quinzaine de mars, tout s'est accéléré et les premières pousses sont déjà en train de pointer leur nez hors du sol ! Autre élément a pu influer positivement dans la précocité des patates : le sillon est orienté Est-Ouest et buté avec une forte inclinaison au Sud, les patates étant plantés au-dessous de toute humidité et recevant la chaleur du soleil (quand il y a en a, ce qui fut le cas de ce mois de mars).
Celles qui sont sorties sont des "Bleu d'Auvergne", des patates bio que j'avais acheté pour les semer au marché de Die en septembre dernier (j'y avais acheté aussi de l'ail Messidrome à planter). Elles se sont gardées magnifiquement, pas une ride. Mais elles avaient germé assez rapidement. Du coup, sur quelques mètres, la ligne de patates commence à être coronnée de vert.
Les autres deux variétés plantés sont Monalisa (2/3 de la ligne) et Vittelote (encore du bleu!). La première reste pour l'instant ma préférence culinaire, assez passe-partout à vrai dire, avec une texture que j'aime bien dans les plats bouillis (pot-au-feu, ragouts, etc) et même les salades. Coté jardin, elle ne m'avait pas causé de souci majeur à Montpellier, je la réessaie dans le Gers.
Par contre, la Vitelotte, avec une dizaine de tubercules, c'est juste un essai à visée esthétique. J'ai arrêté les Linzer Delikatess, car je ne suis pas consommateur de pommes de terre à chair ferme (plus petites, à consommer souvent en robe de champs, rissolées, etc) et ici personne ne m'en demande.
J'espère que j'aurais une meilleure production cette année, j'ai du mal à avoir des belles récoltes de patates ...
22 mars 2011
Le potager d'automne et d'hiver
L'hiver est sur le point de se terminer, il est temps de regarder en arrière et tirer des conclusions sur les cultures potagères de ces derniers 6 mois.
Nous avions commencé le potager vers le 15 août. Dans les 10 jours qui ont suivi (la terre avait été préparée à l'avance), nous avons planté choux, poireaux, laitues, chicorées, fenouil, blettes, navets, épinards, carottes, radis. Quelques semis ont suivi jusqu'au 15 septembre environ.
La météo a été froide depuis début décembre jusqu'à mi-février avec des nombreuses matinées jusqu'à - 7°C à -9°C à plusieurs reprises. Ensuite quelques coups le matin de -2°C à -4°C jusqu'à début mars. Il est doux depuis deux semaines (pas ou peu de gel le matin). Il a eu assez peu de pluie sur cette période mais la terre, limoneuse, a été trempée entre décembre et fin février.
Je n'ai pas de photos mais voici quelques notes sur les observations que j'ai pu réaliser :
Brocolis
Nous avions commencé le potager vers le 15 août. Dans les 10 jours qui ont suivi (la terre avait été préparée à l'avance), nous avons planté choux, poireaux, laitues, chicorées, fenouil, blettes, navets, épinards, carottes, radis. Quelques semis ont suivi jusqu'au 15 septembre environ.
La météo a été froide depuis début décembre jusqu'à mi-février avec des nombreuses matinées jusqu'à - 7°C à -9°C à plusieurs reprises. Ensuite quelques coups le matin de -2°C à -4°C jusqu'à début mars. Il est doux depuis deux semaines (pas ou peu de gel le matin). Il a eu assez peu de pluie sur cette période mais la terre, limoneuse, a été trempée entre décembre et fin février.
Je n'ai pas de photos mais voici quelques notes sur les observations que j'ai pu réaliser :
Brocolis
- Très belle pousse, les premiers pommes sont arrivées mi-octobre et elles sont devenues respectables (autour d'un kilo pour les plus grosses). Je ne connais pas les variétés, j'en ai deux et une est surement une F1. Lors des coups de froids les plus sévères (en dessous de -5°C), les pommes et les cicatrices ont gelé. Ils montent à fleur depuis début mars. Ils ont été, comme les autres choux, par des larves de noctuelle.
- Il s'agissait de choux verts type cœur de bœuf, très hâtifs. On en a récolté depuis le 15 octobre, le calibre était très bien. Ils ont malheureusement pourri dans les mêmes conditions que les brocoli (en dessous de -5°C).
- Ils étaient prêts dès la mi-novembre, le calibre était bien, je ne connais pas la variété. Ils ont souffert du froid aussi (feuilles jaunes, pourritures à l'extérieur) mais ils ont tenu bon, j'en ai encore 2 très gros au jardin (qui doivent être en train de monter!).
- Je ne connais pas la variété mais ils ont été plus résistants au froid et plus tardifs que les autres choux. Certains montent à fleur depuis début mars, on en a encore 4 ou 5 qui trainent et n'ont pas bougé à l'extérieur.
- J'ai trois variétés : Hâtif d'Angers, Tardif d'Angers, Winter (?). Ils ont tenu au froid sans problème, j'attends pour les pommes :-)
- C'est une variété proche de Milan et de couleur vert-violette. Ils n'ont presque rien donné, j'en ai mangé un petit chou sur douze. Ils ont monté dès fin février. Mauvaise sélection, mauvais plants, plantation tardive (tout début septembre)?
- Ces sont des Violet de Gournay, ils sont toujours en terre, sont devenus énormissimes ! Ils sont bons mais ça a donné énormément sur 7-8 mètres et la plupart finiront dans le compost (ils commencent à monter à fleur).
- J'ai semé des radis type chandelle de glace entre les carottes, ils ont poussé vite (40 jours), ils étaient doux et sont devenus très grands (12-18 cm). Une bonne partie a été arrachée et mise au compost pour laisser la place aux carottes.
- Ils sont de la variété "Azur" et on en cueille depuis mi-novembre, ils poussent de façon assez progressive et peu homogène mais je ne sais pas si c'est une question de variété ou de culture. Certains sont devenus très beaux mais peu de futs arrivent à 20 cm de blanc. Il faudrait mieux gérer le buttage, faire de façon plus progressive (difficile avec le terrain mouillé en décembre et janvier). Aucun problème constaté avec le froid, sauf l'arrêt de végétation.
- J'avais fait le pari de semer des haricots tardifs le 20 aout. J'ai fait une seule récolte sur des Contender et des Roi des beurres. La récolte est arrivée fin octobre. A l'arrivée des gels du matin le 24 octobre, nous avons couvert les haricots avec des voiles de forçage doublés et les haricots ont bien tenu sur pied (ils n'ont plus poussé) tant que le gel n'a pas dépassé pas les -2°C. Au-delà ils ont grillé. Comme ça on a eu quelques 6 -7 kg de haricots sur 25 m avec presque rien sur la partie haute du potager et des plants très bien fournis vers le bas de la parcelle. Cette culture a donc été un vrai indicateur de la richesse du sol à différents endroits du potager.
- J'ai fait aussi un test avec des petits pois mange-tout Norli sous tunnel : les résultats sont équivalents à ceux des haricots en ce qui concerne les dates des récolte mais moindres en termes de quantités récoltées. Dès que le froid est arrivé, la floraison et la croissance des gousses se sont arrêtées.
- J'ai utilisé deux variétés Matador et Géant d'hiver. Semées sous tunnel entre fin aout et début septembre, elles ont poussé correctement. Géant d'hiver avait peut-être des feuilles plus grandes (plus de volume, plus facile à récolter). J'avais d'autres épinards Matador en plein air, ils ont très peu poussé (récolte uniquement possible en février).
- Que des nantaises, semées sous tunnel début septembre. Elles ont commencé à être récoltées à la mi-mars avec des carottes correctes mais beaucoup de pertes sur le rang (concurrence avec les mauvaises herbes, mouche, ...). Comme pour toutes les racines, j'avais bien éclairci, cela joue beaucoup sur la vitesse de croissance. Elles manquent de couleur et ont été attaqués par la mouche de la carotte.
- Très belle pousse de fenouils probablement F1. Ils sont devenus gros et ils ont tenu aux premiers froids sans problème. Dès que la descente a été sévère (de -6°C à -9°C), couverts par un double voile de forçage, ils ont tenu pas trop mal. Les tous derniers ont pourri en janvier.
- Avec 4 pieds, on a eu deux récoltes en octobre-novembre, avec des belles feuilles et des cotes larges.
- J'ai semé 2 variétés en pleine terre mi-septembre sans tunnel ni voile : A Grosse Graine et Vit (plus trapue). Elles ont poussé très lentement, et on les a récolté à partir de mi-février, plus ou moins en même temps. Pour en avoir d'avantage, il faudrait un tunnel, un semis progressif et des modes de culture mieux adaptés (butte plate, surveiller la naissance, contrôler les mauvaises herbes).
- La super-salade d'hiver, elle a résisté au froid sans protection et poussé abondamment. Semé mi-septembre, elle a monté à fleur à la mi-février. Pourtant, en septembre, les altises les ont mis sérieusement en danger. Ils se sont bien retapé par la suite.
- Résumé des courses : par ici, il faut planter une bonne quantité avant mi-septembre et mettre sous tunnel pour avoir des salades tout le temps. Les salades plantés sans tunnel (laitues d'hiver) n'ont pas bougé, elles monteront à fleur sans s'être développés. Les salades plantées en octobre et mises sous tunnel peu après ont été récoltés dès la mi-février pour les chicorées, depuis 2 semaines pour les laitues car elles ont eu du mal avec la fraicheur vite arrivée en novembre. Les semis de décembre ont eu beaucoup de mal sous le tunnel ... Les plantations de décembre au lieu le plus protégé du jardin avec des bons plants achetés au marché ont pousse très bien en 2 mois et demi et font maintenant des pommes de presque 40 cm. J'ai testé pas mal de variétés de laitue hivernale :Val d'Orge, Merveille d'Hiver, Merveille des 4 saisons, Rougette de Montpellier, Romaine, Grenobloise, ...
- La belle réussite ! J'en ai planté 4 fois trop, j'aurais eu assez avec 15-20 mètres. Les variétés semées sont Boule d'or, Plat Rouge à Forcer, Norfolk, de Croissy, Marteau des Vertus, Dur d'Hiver. Le dernier n'a pas bien levé. Les Croissy et Vertus ont été massivement attaqués par la mouche dès le début. Le Plat rouge a été le plus hâtif et a poussé bien au-delà de la taille habituelle. Le Norfolk n'était pas mal mais il a été attaqué sur le collet par le froid ( car il perd les feuilles) et par la mouche lors d'un redoux en février. Le Boule d'Or était plus tardif que les autres mais aussi incontestablement meilleur au niveau gustatif, plus résistant au froid (car il garde ses feuilles) et aux attaques de la mouche (attaqué finalement début mars, les autres variétés avaient déjà été arrachées). J'ai arraché et entreposé les Boule d'Or uniquement début mars pour éviter les attaques de mouche et la montée à fleur. Les plus beaux navets arrivent largement au kilo.
21 mars 2011
Essai de mélon charentais non hybride en bio
La belle saison arrive, je me lance sur un essai de culture de melon type charentais (cantaloup) à partir de variétés non hybrides :
L'objectif est de manger du melon (cela va de soi) mais aussi de sélectionner une population sur chaque période de semis pour y faire de la sélection massale comme j'ai toujours vu faire aux anciens (garder les graines des plants les plus beaux, précoces, fruits sucrés, etc). Du coup je pourrai garder les graines de mes fruits sans peur des hybridations entre variétés.
Je veux aussi faire des melons d'hiver en mai avec des melons Piel de Sapo et "noir d'hiver" également sans arrosage et avec semis en pleine terre.
J'espère que ça va marcher car les années précédentes mes essais de culture n'ont pas donné grande chose et en tout cas pas avant mi-aout ! A la maison, on mange des melons presque tous les jours dès juin : à 3-4 melons par semaine, il me faudra autant de plants que de semaines il y a entre juin et septembre (inclus!) et une récolte un peu étalée.
Alors, ça vaut la peine de se pencher sur le sujet sans se "ruiner" en achetant des plants (1 € le plant) ou des graines d'hybrides (0,50 € la graine) chaque année.
Comme je ne suis pas vraiment au pays du melon (le Melon de Lectoure est à une heure de voiture au Nord sur des sols argilo-calcaires), nous verrons bien ce que j'arrive à obtenir.
NOTE 1
Liste non exhaustive de variétés de melon charentais (cantaloup) non hybrides (et sémencier)
Quelques variétés "trouvées" sur le web, je suppose que la plupart ne sont plus commercialisées.
- Melon Charentais de BiauGerme
- Melon Charentais race Igor de Gamm Vert
- Melon Vedrantais (du Roc) de Gondian
L'objectif est de manger du melon (cela va de soi) mais aussi de sélectionner une population sur chaque période de semis pour y faire de la sélection massale comme j'ai toujours vu faire aux anciens (garder les graines des plants les plus beaux, précoces, fruits sucrés, etc). Du coup je pourrai garder les graines de mes fruits sans peur des hybridations entre variétés.
Je veux aussi faire des melons d'hiver en mai avec des melons Piel de Sapo et "noir d'hiver" également sans arrosage et avec semis en pleine terre.
J'espère que ça va marcher car les années précédentes mes essais de culture n'ont pas donné grande chose et en tout cas pas avant mi-aout ! A la maison, on mange des melons presque tous les jours dès juin : à 3-4 melons par semaine, il me faudra autant de plants que de semaines il y a entre juin et septembre (inclus!) et une récolte un peu étalée.
Alors, ça vaut la peine de se pencher sur le sujet sans se "ruiner" en achetant des plants (1 € le plant) ou des graines d'hybrides (0,50 € la graine) chaque année.
Comme je ne suis pas vraiment au pays du melon (le Melon de Lectoure est à une heure de voiture au Nord sur des sols argilo-calcaires), nous verrons bien ce que j'arrive à obtenir.
NOTE 1
Liste non exhaustive de variétés de melon charentais (cantaloup) non hybrides (et sémencier)
Quelques variétés "trouvées" sur le web, je suppose que la plupart ne sont plus commercialisées.
« Orlinabel » (INRA), « Charentais race Igor » (Tezier), « Cantalun » (Vilmorin), « Védrantais » (Vilmorin), « Cristel » (Caillard), "Diamex" (INRA), Santon (Clause), "Troubadour" (?)....
NOTE 2
Quelques renseignements "ethnobotaniques" concernant les variétés de melon non hybrides sur "Semences Paysannes".
2 mars 2011
Irrigation et maïsiculture dans le Gers
Habitant la haute vallée du Gers et étant un peu écolo, difficile de ne pas être sensible à cette vidéo produite par la WWF sur la culture du maïs irrigué dans le Gers.
Mais je suis aussi un méditerranéen, j'ai poussé en "culture sèche" et, comme tous les "maures", j'apprécie l'eau et la verdure qu'elle produit ;-) ... pour moi l'irrigation est avant tout une initiative sociale (du coup normal qu'elle soit financé par le denier public) qui vise à assurer la production agricole suffisante et diversifiée sur une région où la pluie ne suffit pas à garantir la pousse des cultures. Sans irrigation, pas de tomates, pas de pêches, pas d'oignon, peu de melon, etc, toutes des cultures "sociales" car nécessitant de la main d'œuvre abondante par unité de surface et son relativement rémunératrices pour l'agriculteur. Pas de haricot, pas de lupin, pas de piment, ... c'est vrai, on peut les importer ...
Historiquement, l'irrigation est même un vecteur de civilisation, obligeant les sociétés agricoles à s'organiser et à régler les conflits de façon constructive. D'un point de vue intellectuel, l'homme s'est creusé la tête depuis des millénaires pour comprendre pourquoi, comment, quand irriguer. L'irrigation a été l'un des moteurs de l'hydraulique en tant que branche scientifique.
Coté environnement, l'irrigation est une agression contre le milieu naturel existant, pas de doute. Cela ne veut pas dire que la biodiversité ne se voit pas amélioré par la mise en irrigation. On trouve des exemples dans les oasis et dans les milieux méditerranéens comme les Alpujarras ou l'Axarquia, régions mises en irrigation il y a des siècles et où les canaux d'irrigation permettent le développement d'une végétation spontanée abritant la faune sauvage et protégeant les pentes de l'érosion.
J'ai donc à voir que du mauvais derrière chaque retenue collinaire des coteaux du Gers.
Par contre, je suis plus sensible à la vision du paysage des vallées à maïs dans ces mois d'hiver. Des parcelles de plusieurs dizaines d'hectares, sans un brin d'herbe, séparées par des fossés dans le sens de la pente maximale, parfaitement désherbés eux aussi, d'abord couvert des fanes du maïs, ensuite labourées et lessivées par les pluies de janvier à mai... ce n'est pas très beau à voir au quotidien. On se doute aussi que une pousse aussi rapide, sans rotation de cultures et une terre nue aussi propre nécessitent des intrants de façon massive et que cela doit contribuer (entre autres) à que l'eau du robinet sente aussi mauvais à la maison (constat personnel, je sais pas ce qui disent les analyses).
Irrigation et protection de l'environnement, ça fait mal aux oreilles? Je voudrais croire qu'une troisième voie entre (ou avec) les pro-FDSEA et les pro-Confédération Paysanne est possible, pour le plus grand bonheur des habitants et des agriculteurs de cette région. Je suis un naïf ou pas assez informé? Peut-être ...Mais je me disais que c'est important de concilier les deux approches car le GIEC et compagnie déclarent que le climat du Sud Ouest de la France deviendra probablement à tendance méditerranéenne dans 50 ans,. on aura besoin de gérer un ressource en eau encore plus restreinte.
28 févr. 2011
Neige dans le potager
Ce weekend où l'on a vu tous les météores sur le ciel de l'Astarac : pluie fine ("chirimiri"), averse, grèle, vents forts de Nord, d'Ouest, .... même un peu de soleil! Mais ce matin, ô surprise, la neige tombait à gros flocons !
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire comme un môme à la vue du manteau blanc couvrant le jardin et les branches des arbres. L'adulte a vite repris le dessus et je suis parti vérifier si la température était positive car je ne voudrais pas que la neige tienne trop longtemps...
+2° C ! Ca devrait aller ... profitons de la neige tant qu'elle est là !
PS : Le 28 février, Jour de l'Andalousie, est souvent le jour (période) des dernières neiges dans les montagnes andalouses (hors Sierra Nevada et autres hauts sommets).
PS : Le 28 février, Jour de l'Andalousie, est souvent le jour (période) des dernières neiges dans les montagnes andalouses (hors Sierra Nevada et autres hauts sommets).
23 févr. 2011
La culture des légumes à l'ancienne
Sur le site de l'INA, on peut trouver une série de vidéos produits dans l'entre deux guerres par Jean BENOIT LEVY pour le Ministère de l'Agriculture sur le thème du maraichage.
Très bien faits, ces mini-documents restent une source d'information intéressante pour le jardinier bio d'aujourd'hui. Malgré le noir et blanc et le manque de son (films muets), je les trouve au dessus des vidéos du type "comment planter des oignons" que l'on peut voir sur les sites web des jardineries et autres revues de jardinage. On y retrouve un certain nombre de techniques de base pour le jardinier bio tel que le paillage, la réalisation de pépinières ou la production de graines. Mais on assiste aussi à la promotion de l'agriculture chimique moderne.
Sans doute que l'intérêt de ces vidéos vient aussi de son coté document ethnologique. Découvrir les paysages de la France rural (je devrais dire de l'Ile-de-France) avant le remembrement, avec ses arbres fruitiers, ses haies et ses murets est révélateur de ce qui c'est passé depuis sur le paysage agricole. Le travail de ces brigades d'ouvrières et ouvriers que l'on voit dans les différents films ne pouvait être justifié que par la production de denrées de luxe à proximité de grandes villes. Les productions présentées doivent correspondre à la pointe de la qualité, et n'ont probablement grande chose à voir avec les potagers qui alimentaient la plupart de la population en choux, patates et oignons.
Les gestes manuels des ouvriers (voir par exemple la plantation des artichauts) sont également surprenants. Des gestes améliorés pendant des siècles et transmis de génération en génération (car les outils sont restés sensiblement les mêmes depuis le Néolithique jusqu'à la mécanisation agricole). J'ai souvent vu, dans ma jeunesse andalouse, l'importance du geste pour les anciens même sur les aspects les plus banals : on ne prend pas le couteau comme ça, on boit dans la gourde comme ci .... un peu ch... mais on comprend que, dans leur vie si maigre, chaque goute d'eau versée, chaque coup donné, devait aller droit au but!
Autre point "sympathique" dans ces images est l'illustration des usages de la vannerie dans tous les opérations de récolte et de transport. Que des beaux ouvrages! Voilà encore un truc que l'on ne reverra plus (comme les mûrs à vigne!), la vannerie est maintenant trop chère pour être utilitaire sauf quand ça vient de Chine (faite par des hommes-esclaves, à éviter ...).
Voici quelques liens vers ces vidéos :
Très bien faits, ces mini-documents restent une source d'information intéressante pour le jardinier bio d'aujourd'hui. Malgré le noir et blanc et le manque de son (films muets), je les trouve au dessus des vidéos du type "comment planter des oignons" que l'on peut voir sur les sites web des jardineries et autres revues de jardinage. On y retrouve un certain nombre de techniques de base pour le jardinier bio tel que le paillage, la réalisation de pépinières ou la production de graines. Mais on assiste aussi à la promotion de l'agriculture chimique moderne.
Sans doute que l'intérêt de ces vidéos vient aussi de son coté document ethnologique. Découvrir les paysages de la France rural (je devrais dire de l'Ile-de-France) avant le remembrement, avec ses arbres fruitiers, ses haies et ses murets est révélateur de ce qui c'est passé depuis sur le paysage agricole. Le travail de ces brigades d'ouvrières et ouvriers que l'on voit dans les différents films ne pouvait être justifié que par la production de denrées de luxe à proximité de grandes villes. Les productions présentées doivent correspondre à la pointe de la qualité, et n'ont probablement grande chose à voir avec les potagers qui alimentaient la plupart de la population en choux, patates et oignons.
Les gestes manuels des ouvriers (voir par exemple la plantation des artichauts) sont également surprenants. Des gestes améliorés pendant des siècles et transmis de génération en génération (car les outils sont restés sensiblement les mêmes depuis le Néolithique jusqu'à la mécanisation agricole). J'ai souvent vu, dans ma jeunesse andalouse, l'importance du geste pour les anciens même sur les aspects les plus banals : on ne prend pas le couteau comme ça, on boit dans la gourde comme ci .... un peu ch... mais on comprend que, dans leur vie si maigre, chaque goute d'eau versée, chaque coup donné, devait aller droit au but!
Autre point "sympathique" dans ces images est l'illustration des usages de la vannerie dans tous les opérations de récolte et de transport. Que des beaux ouvrages! Voilà encore un truc que l'on ne reverra plus (comme les mûrs à vigne!), la vannerie est maintenant trop chère pour être utilitaire sauf quand ça vient de Chine (faite par des hommes-esclaves, à éviter ...).
Voici quelques liens vers ces vidéos :
La culture du melon
retrouver ce média sur www.ina.fr
La culture du cornichon
retrouver ce média sur www.ina.fr
La culture de l'artichaut
retrouver ce média sur www.ina.fr
La culture de la tomate
retrouver ce média sur www.ina.fr
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